Blida, Rentrée scolaire pas sûre

Près d’un mois depuis la rentrée scolaire en Algérie et Blida continue de traîner nombre de retardés : élèves exclus et non repris malgré les promesses, enseignantes n’ayant pas rejoint par la faute de l’éloignement, classes surchargées avec notamment 62 élèves pour une classe de terminale section sciences. De jeunes enfants à l’école primaire déjà pressés de prendre quelques jours de vacances et des parents désemparés de ne pouvoir inscrire leurs enfants de moins de six ans. Un mois qui donne froid dans le dos. « J’avais des élèves qui réagissaient au quart de tour aux questions et aux interrogations à chaque rentrée mais impossible de les voir réveillés cette année » assure Nordine, un professeur de mathématiques dans le secondaire.Rentrée scolaire

« J’ai préféré changer de filière à travers un recours plutôt que de subir certaines matières qui ne mènent à rien » déclare Amina, élève en 2ème année secondaire. « Je n’aime pas l’histoire et j’ignore pourquoi on m’oblige à apprendre des noms et des dates pour des personnes et des périodes totalement étrangères à moi » assure naïvement Bouchra, une enfant en 3ème année moyenne. Pour M. Ould Ali, « faire aimer l’Histoire et la géographie est du ressort de l’enseignant qui doit s’investir totalement dans son cours ». Nabila est au collège et elle aime bien s’étaler en expression écrite dans les trois langues enseignées mais « les profs nous demandent une demi-page pour voir seulement si nous sommes capables de mettre des phrases après d’autres phrases ! » Une affaire à suivre pour ces quelques élèves de Blida d’ici à la fin de l’année scolaire.
En attendant, la rentrée n’a pas été conséquente.

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