Benteftifa, un souvenir impérissable

Des hommes parmi les hommes, vulnérables, modestes, suant la simplicité, disparaissent un jour sans que la majorité d’autres hommes ne se rendent compte jusqu’au jour où on demande des nouvelles de quelqu’un au détour d’une circonstance rappelalnt une scène vécue justement en compagnie de cette personne. Et il leur est dit : « mais elle est morte ! »

Benteftifa, un homme intègre

Benteftifa, un homme intègre


Quoi ? Quand ? Comment ? Les questions qui viennent tout de suite à l’esprit, des questions sorties spontanément d’une bouche encore ouverte, surmontée de deux yeux eux-mêmes tous ronds et des sourcils en arc montrant davantage le degré de la stupéfaction.
Monsieur Sid Ahmed Benteftifa est de ce genre d’hommes qui est, telle l’eau à une juste température, coulant sur le corps d’un être humain : on ne la sent pas mouiller les parties d’un corps savourant le moment présent. Le sourire de M. Benteftifa est encore rarement égalé, fait de tendresse et de gentillesse. Il fut enseignant de langue française à l’école Casenave, aujourd’hui Ben M’rah, du nom du premier martyr de la révolution algérienne tombé dans la circonscription de Blida, un certain 8 mai 1945. A 72 ans moins quelques jours, il quitté silencieusement cette terre de Blida, au mois de novembre de l’année 2009, laissant sept enfants qui donneront à leur tour 17 petits enfants au sage Sid Ahmed. Il aimait –adorait- Aya et Douâ, âgées aujourd’hui respectivement de 14 et 10 ans, lesquelles en quémandant des bonbons se voyaient répondre parfois : « Ali Baba et les 40 voleurs me les ont pris »…Benteftifa et petites filles Douce introduction dans le monde des contes merveilleux berçant l’enfance, bien plus affectueux que le monde de l’Internet, du smartphone et autres gadgets qu’il faudra sans doute penser à éloigner des enfants en bas âge.
M. Benteftifa aimait les voyages, à travers les livres ou réellement puisqu’il avait foulé les sols du Canada, des USA, de Dubaï et autre France, ce dernier pays auquel il vouait un amour particulier. Les personnes de son âge lui connaissaient un autre amour à travers la moto, un sport qui revient au devant de la scène de par les multiples embouteillages et encombrements qui vieillissent prématurément celles et ceux qui les subissent…
En ce 24 octobre 2014, date du 5ème anniversaire du décès du regretté Sid Ahmed Benteftifa, une pieuse pensée à sa mémoire est demandée à ceux qui l’avaient côtoyé.

8 comments on “Benteftifa, un souvenir impérissable

  1. Braham Benteftifa

    Merci pour le gentil article a propos de mon pere. Rectificatifs: l’ecole cazenave est actuellement ecole Sidi Ikhlef et non pas Ben Mrah. Mon pere est decede le 25 octobre 2009

    • ammelfou Post author

      C’est la rue des frères HADJI, ex. rue Torregrosa… Pardon pour le retard dans la réponse.

  2. Essalamou Alaykoum
    Je suis fière d’avoir connu et côtoyé tout enfant, durant les années 70 à l’école Sidi Yakhlef , ce maitre de classe et que je considère comme un père. Bien après, durant les dix dernières années de sa vie ALLAH YERHMOU
    il m’arrivait souvent de le rencontrer dans la quartier où il habitait et à chaque fois Ami Sid Ahmed, en échangeant des nouvelles rafrichissait l’athmosphere avec son sourire radieux et sa modestie qui étaient ses signes particuliers.
    ALLAH YERHMOU.

  3. Antoine Charles

     » avez vous lu Alain ?  » c’était une des questions qu’il adressait à quelques lycéens qui rejoignaient le Lycée Duveyrier. Penaud j’achetais les « Propos » Il faut dire que j’ignorais tout de ce « prof » qui acceptait en rejoignant son école Cazenave de nous accompagner Boulevard des orangers.
    Nous étions voisins sans plus, je savais son implication politique , mais sa dignité naturelle son parler me plaisait. Dois je dire aussi que j’aimais croiser le regard fier d’une de ses filles..bribes de souvenir d’un adolescent .

  4. ayouni mourad

    allah yarhmek ya ami ahmed ..nous etions tes eleves à l’ecole primaire sidi yekhlef ex cazenave(AYOUNI MOURAD..ZITOUNI TERKI YOUCEF..BOUTEMAK MOHAMED…LARBI RACHID/..TRIFFI HACENE..REZIGUE MOURAD..AHMANE KAMEL RABI YARHMOU..MAHCENE ..BADAOUI DJAMEL..RAHMANI…FERROUKHI KHALED…BENTEFTIFA NASSRADINE..son fils BRAHAM..et tant d’autres..c’etait un pere pour nous…il nous a bien appris les premieres regles de français que se soit en grammaire ou en orthographe ou en calligraphie et meme en calcul mental ou en arithmetique c’etait en 67/68/69..et oui le temps passe vite..Meme les photos souvenir avec le photogaphe..le cinema sous le prehaut..le rechaut de bois et son odeur..la cantine..le bol de lait matinal..les rans bien droits..les recitations…et oui tous ses souvenires qui ne meurent jamais..
    .MON FRERE BRAHAM ton pere etait un homme de bien.gentille.juste et aimable de tous..toutes nos condoleances et qu’il repose en paix et que dieux lui accorde son vaste paradis..Ayouni

  5. El buen árbol, siempre da buenos frutos…
    Al hombre del otro lado del mundo se le conoce a través de los ojos de su descendencia.
    Al profesor con amor…

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