C’est la rentrée scolaire

C’est la rentrée scolaire !

En Algérie, comme dans de nombreux de pays, les écoles s’apprêtent dès ce dimanche 4 septembre à accueillir pas moins de huit (8) millions d’élèves  de différents paliers scolaires, de l’âge de 5-6 ans à 18-19 ans. Tous les troubles connus et vécus au mois de juin dernier au sujet de l’examen du bac n’ont pas désarçonné l’équipe gouvernementale et c’est pratiquement les mêmes qu’on retrouve à la rentrée, sans les changements attendus et espérés dans la consistance des programmes et de l’option de langue à adopter pour l’enseignement des matières scientifiques.

Jeunes élèves de lycée

Jeunes élèves de lycée

Peur du changement

Toutefois, il était question d’enseigner les sciences, les mathématiques et la physique en langue française, beaucoup de parents à travers des associations relayés par des partis politiques, ont préconisé l’usage de l’anglais comme langue véhiculaire, cette dernière ayant davantage le statut international. En fin de course, rien n’a bougé et c’est toujours la langue arabe qu’on retrouve pour ces matières dans les cycles moyen et secondaire ! Personne n’ayant osé imposer un choix.

Remise de prix à la fin de l'année scolaire

Remise de prix à la fin de l’année scolaire

Langues d’apprentissage

Ainsi, les nouveaux bacheliers devront encore une fois s’inscrire dans les cours de langues, notamment dans des structures privées, afin d’arriver à suivre et à comprendre les enseignants à l’université qui continuent à enseigner leurs modules en langue française. Il existe bien une structure dans certaines universités comme celle de Blida-Soumâa, où des cours intensifs de langue française sont institués mais cela demeure très insuffisant.

Me problème de culte ne se pose guère

Le problème de culte ne se pose guère

Sarah, étudiante en 6ème année de médecine, affirme qu’elle revoit ses cours avec un traducteur et qu’elle s’est inscrite durant ces vacances à des modules favorisant la communication en français afin de préparer sa soutenance. Une future avocate déclara qu’elle n’a pas eu ce problème durant son cursus parce que les cours de droit se font en langue arabe :

« Mais maintenant que je compte m’inscrire à un magister, je me dois de connaître la langue française parce que le droit algérien s’inspire énormément du droit français. »

Tous les futurs ingénieurs en aéronautique, en informatique et autres filières techniques, ne peuvent réussir leurs modules sans avoir un certain niveau d’acceptation en FLE (Français Langue Etrangère) et « ils sont rares les enseignants qui tentent de nous comprendre et de se montrer indulgents » disent des étudiants à la mine abattue.

Profs du plus ancien lycée de Blida, le lycée Ibnou Rochd

Profs du plus ancien lycée de Blida, le lycée Ibnou Rochd

Sciences islamiques, sciences politiques, histoire, droit, sociologie s’enseignent en langue arabe pendant que les diplômes s’ouvrant sur les technologies sont suivis en langue française, d’où un certain clivage arabophones/francophones à l’intérieur des universités et cela ne va point sans certains frictions qui apparaissent au grand jour dès l’approche d’élections, comme c’est le cas pour 2017 avec le renouvellement de la composante de l’assemblée nationale. Chacun affûte ses armes et c’est tout le devenir d’une population qui se joue et que les gouvernants actuels ne semblent pas saisir. La rentrée 2016-2017 s’avère être l’ultime année scolaire avant de véritables changements à même de tracer les contenus des programmes à enseigner pour l’Algérien de demain.

Blida, bastion de la scolarisation

A Blida, près de 220.000 élèves des trois cycles rejoindront les bancs scolaires, avec une moyenne de près de 35 élèves par classe, cette moyenne étant considérée comme positive par rapport à toutes les régions du pays. Combien vont réussir à obtenir le fameux bac à l’issue de leur scolarisation, surtout que des milliers d’enseignants sont partis à la retraite, remplacés par des jeunes qui manquent d’expérience et qui sont attendus au tournant

Prof à la retraite

Prof à la retraite

Un suivi serait de mise afin de disposer de chiffres révélateurs, sachant que seulement 1/6ème du chiffre global des lycéens se présentent à l’examen final, avec un taux de réussite de 48% pour l’année scolaire  qui vient de s’écouler. L’avenir se construit dès la première année de l’école primaire, si ce n’est avant !

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