Lutte de pouvoir
Le peuple algérien, la rue algérienne, le citoyen dans son sens le plus général, ne comprend rien aux manigances de ces deux dernières semaines au sommet de l’Etat algérien. L’homme de la rue entend parler de la forte chute du prix du pétrole, des réserves de devises fortes en dégringolade, de cherté de la vie constatée amèrement à travers les prix des fruits et légumes.

On dit Bouteflika dans la dernière ligne vers la tombe ;
et à qui « il a été demandé » de multiplier les accusations contre le DRS. Cela ne s’est pas fait tout seul ! Il y a eu le scandale Khalifa, l’affaire Chakib Khellil, les tumultueuses affaires successives de la plus grande société d’Etat algérienne, Sonatrach, où ça parle de dizaines de millions de dollars empochées, détournées, servies dans des comptes individuels à l’étranger ! Chakib Khellil
n’a pratiquement jamais été inquiété et se trouverait installé aux USA d’où il ne peut être extradé ( ?). Farid Bedjaoui, neveu de l’ex.ministre algérien des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, tremperait dans plusieurs affaires de commissions, notamment avec des firmes italiennes ayant obtenu des marchés en Algérie, demeure libre du côté de l’Italie et des USA. L’Algérien des montagnes, le jeune des universités à la recherche de soutien pour ses études, le jeune diplômé chômeur, le commerçant de l’informel (cette catégorie prenant de l’ampleur depuis quelques années), le retraité arrivant difficilement à joindre les deux bouts en face de l’inflation, le père de famille à l’étroit et lorgnant devant les promesses de logements à distribuer toujours « bientôt »
jusqu’à devenir les calendes grecques, l’enseignant à qui on n’est plus en mesure d’offrir un cadre sécurisé et sécurisant : tout ce beau monde, le peuple algérien pardi, commence à s’énerver et, comme dirait le dramaturge Slimane Benaïssa dans sa pièce « Babor ghraq » -le naufrage du bateau- : « Malheur à ceux qui ne nous aiment pas ! »,
la patience a montré ses limites ! C’est ce qu’avait certainement tenté de démontrer le chef des Moukhabarate Mohamed Mediène dit Toufik. Les feux étaient au rouge et ils continuent à l’être mais le clan Bouteflika n’en a cure, absorbé par la mainmise sur toute l’Algérie. Aussi, les dossiers Sonatrach I et II ainsi que Chakib khellil
et l’absence de soutien pour un quatrième mandat du mourant Bouteflika verront le frère du Président, Saïd,
pousser des pions pour éjecter le chef de la DRS et tous ceux qui gravitaient autour du traitement des dossiers de corruption. Sellal, le Premier ministre, 

Des affairistes ayant le soutien de certains gros bonnets du Pouvoir, détiennent le plus gros de ces importations et plaçant les bénéfices dans les paradis dorés du côté de l’Espagne, du sud de la France, du Portugal –depuis peu- et même dans certains pays du Golfe.
On met sur le tapis, tout doucement mais sûrement la piste Haddad,


Cependant, le peuple, ignoré superbement, pourrait faire entendre sa voix en sortant massivement dans la rue et c’est ce qui est à craindre devant le fragile équilibre des de la société, équilibre maintenu même sous les coups de boutoirs de revendications venant du Sud algérien, la grande victime d’un pétrole sorti de ses terres et atteignant un prix dépassant les 100 $ le baril il n’y a pas si longtemps, ou le mouvement amazighe 
Ce peuple n’en a cure des « disputes de palais » et des alliances-divorces ou guerre fratricide de ce qu’il considère comme la maffia du Pouvoir en Algérie, un Pouvoir qui l’a rendu quasiment inculte et… intolérant. La lutte de pouvoir, des pouvoirs, laisse ce peuple attendre, attendre un Godot algérien…