Joie et allégresse en Algérie

Joie et allégresse en Algérie ! Suspense jusqu’à la dernière minute du temps mort au Cairo Stadium puis délivrance ! Toute l’Algérie était rivée aux écrans de télévision, chez soi ou sur les terrains à suivre sur écran géant les Fennecs durant la finale de la Coupe d’Afrique. Joie et allégresse ont fait sortir toutes les familles dans les rues. Blida ne faisait pas exception ! Impossible de circuler dans les artères de la ville : la population était dehors et les rues ne suffisaient plus à contenir les fans de l’EN algérienne. Les poulains à Belmadi pouvaient être fiers de cet engouement mais, en retour, heureux d’avoir pu donner de la joie à plus de 40 millions de citoyens.

Les gens affluent au stade Daïdi Ph. Mekfouldji

Tous les âges étaient représentés au stade Daïdi de Blida où les responsables commençaient à préparer dès 14h les conditions d’installation de l’écran géant devant retransmettre le match Fennecs – Lions. Les paris allaient bon train et nombre de supporters parlaient de la crainte d’une revanche des coéquipiers de Mané. Le but de Bounedjah, survenu très tôt, dès la deuxième minute, a permis de se tranquilliser côté supporters mais l’angoisse devint intenable après 30 mn de jeu.

Masques et tatouages. Ph. Mekfouldji

Il fallait un second but pour se mettre à l’abri mais ce fut les Sénégalais qui monopolisèrent le ballon et le gardien M’boulhi dut étaler sa classe pour préserver ses bois.  L’arbitre camerounais envoya les joueurs aux vestiaires, permettant ainsi aux Fennecs d’accrocher la seconde étoile, vingt-neuf après la première remportée à Alger même avec les Madjer, Belloumi, Assad…

Joie éclaté. Ph. Mekfouldji

Feux d’artifice, klaxons, sifflets, cris, lumières vives : les rues d’Algérie donnèrent à voir toute la joie d’un peuple partagé entre la crise politique et la victoire continentale. Un père criera : « J’ai marché à 14h pour le Hirak, le changement politique, et je marche la nuit pour la victoire ! » Il n’arrêtait point de klaxonner, criant et gesticulant tout en conduisant son véhicule où s’entassait toute sa famille. Les jeunes se coloriaient le visage aux couleurs des Verts, chantaient et dansaient, oubliant pour un temps le chômage, la malvie. Mahrez, Bennacer, M’boulhi étaient passés par là, transmettant cette fibre patriotique et ces élans de joie.

Les jeunes se coloriaient les joues. Ph. Mekfouldji

Submit comment

Allowed HTML tags: <a href="http://google.com">google</a> <strong>bold</strong> <em>emphasized</em> <code>code</code> <blockquote>
quote
</blockquote>