Il est plus que temps d’écrire l’Histoire de Blida

Article : Il est plus que temps d’écrire l’Histoire de Blida
29 novembre 2019

Il est plus que temps d’écrire l’Histoire de Blida

Un collectif pour l’écriture de l’Histoire de Blida vient de naître en ce mois de novembre de l’année 2019.

« Les gens t’ont appelée Blida et moi je te nomme Wrida (la rose). »

Sid Ahmed Benyoucef

Comment écrire l’Histoire d’une ville qui a tant donné à travers les siècles et dont seulement des bribes parviennent, à la fois oraux et écrits ? Ces dernières sources demeurent rares et il est plus que temps de se pencher sur tout ce qui se rapporte à la ville fondée – selon ce qu’on en sait aujourd’hui – par Sid Ahmed El Kebir.

Sidi Kebir, au voisinage du mausolée.

Il y eut à la conquête de Blida par la France au mois de novembre de l’année 1830 un immense et irréversible dommage à travers la perte de précieux manuscrits détenus par des familles et des lieux de culte tels les mosquées Ben Saâdoun et El Hanafi. Des historiens et des géographes, des sociologues et des chercheurs sont bien passés par cette contrée mais un silence de plomb couvre les époques d’avant l’occupation française.

Redouane Malek, à la tête du collectif et initiateur du projet, aux côtés de membres du panel.

Il s’agit pour ce collectif de dresser un état des lieux, de questionner les ouvrages -rares- comme ceux de Léon l’Africain, El Bekri, El Idrissi et se pencher d’un œil critique sur le grand ouvrage de Trumelet, le seul demeurant une référence fiable de nos jours. Cependant, les mythes et les légendes pourront trouver des explications à la lumière des moyens modernes d’investigation et nombre d’historiens et de chercheurs vont prêter main forte à ce collectif afin de laisser pour les générations actuelles et à venir un ouvrage pouvant être une référence à partir de laquelle d’autres œuvres, fruits d’investigations plus poussées, notamment en Espagne andalouse, en France, en Turquie et ailleurs donneront l’étoffe scientifique d’un espace, d’une région chère à nos yeux.

Denis Martinez expliquant un détail de la rencontre de samedi.

Cette initiative voit le jour pratiquement 500 ans -cinq siècles- après la naissance d’une trace de vie concrète pour l’Atlas blidéen et des personnes ayant uniquement l’amour de cette ville comme pilotage de cette « embarcation » se déclarent ouverts pour toute collaboration, aide, suggestion allant dans le sens de l’écriture de l’Histoire de cette ville qu’ont chantée des noms prestigieux qu’il est encore prématuré de citer.

Djamel Rebbache, passionné de Blida.

Écrire cette Histoire de la ville est urgent, avant que d’autres pans de l’Histoire disparaissent à jamais ! Des hammams, des maisons, des vestiges de périodes datant d’avant l’occupation française ont été emportés par l’irresponsabilité d’hommes, Français et Algériens, ayant eu à prendre en charge les destinées de la ville. Il ne faut pas que cela continue !

Comment l’Histoire s’efface…

Il est donc grand temps d’intervenir et c’est ce que ce collectif compte faire.

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